Mercredi 21 mai 2008

Une heure quarante-huit,

Mes doigts se crispent.

Rêves érotiques ?

Emotions poétiques ?

 

Jouissance sadique

Sans une once d’éthique.

Signification mystique

Ou refoulé pathétique ?

 

Gêne asthmatique

Au cœur du vide antique.

Bribes de paranoïa névrotique

Ou tiraillement aigu biblique ?

 

Une heure cinquante-six,

Fin des pensées chaotiques

Poussées à leur paroxysme.

Retour à la rêverie emphatique !

 

                                                    Elixir

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Mercredi 7 mai 2008

Auréoles parfumées d'une rousse léthargie
me chatouillent et titillent mes profondes pupilles.

Baisers d'avant-guerre frivoles et adultères
confortent ego et libido en enfer.

Rêveries enfantines et murmures coquins
refroidissent mes désirs imparfaits et vains

Un paon passe !

Déception honteuse et refoulée panique

Se noient dans les songes mélancoliques.

 

Prophéties, projets insipides et figés

Tournoient dans l’improbable désert meublé.

 

Imposée et muette stabilisation

Cloisonne envolées et macabres illusions.

Un mouton salue !

Libération d’une duchesse pittoresque

A l’agile appétit gargantuesque.

 

Acclamation pour cet inhibé syndrome

Qui s’éloigne de ses froids autochtones.

 

Hystérie lumineuse et  distillée

Ravive mon hanté Moi inhabité.


Une colombe respire !

                                                                ELIXIR
par elixir publié dans : BRIBES DE POESIES communauté : Poésie 21
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Mercredi 26 mars 2008
Tu m'excuseras mignonne
D'avoir pas pu marcher
Derrière les couronnes
De tes amis branchés
Parc' que ton dealer
Etait peut-être là
Parmi ces gens en pleurs
Qui parlaient que de toi
En regardant leur montre,
En se plaignant du froid
En assumant la honte
De t'avoir poussée là

P'tite conne tu leur en veux même pas,
Tu sais que ces charognes sont bien plus morts que toi

Tu fréquentais un monde,
D'imbéciles mondains
Où cette poudre immonde
Se consomme au matin
Où le fric autorise
A se croire à l'abris
Et de la cours d'assise
Et de notre mépris
Que ton triste univers
Nous inspirait malin
En sirotant nos bières
Ou en fumant nos joins

P'tite conne tu rêvais de Byzance
Et c'était la Pologne jusque dans tes silences

On se connaissait pas
Aussi tu me pardonnes
J'ai pas chialé quand t'as
Cassé ta pipe d'opium J'ai pensé à l'enfer
D'un téléphone qui crie
Pour réveiller ta mère
Au milieu de la nuit
J'aurai voulu lui dire
Que c'était pas ta faute
Qu'à pas vouloir vieillir
On meurt avant les autres

P'tite conne tu voulais pas mûrir,
Tu tombes avant l'automne juste avant de fleurir

Et t'aurais-je connu
Que ça n'eût rien changé
Petit enfant perdu
M'aurais-tu accepté
Moi j'aime le soleil
Tout autant que la pluie
Et quand je me réveille
Et que je suis en vie
C'est tout ce qui m'importe
Bien plus que le bonheur
Cette affaire de médiocre
Et qui use le cœur

P'tite conne c'est oublier que toi t'étais là pour personne
Et qu' personne était là

Tu m'excuseras mignonne
D'avoir pas pu pleurer
En suivant les couronnes
De tes amis branchés
Parc' que ton dealer
Etait peut-être là
A respirer ces fleurs
Que tu n'aimerais pas
A recompter ces roses
Qu'il a payé au prix
De ta dernière dose
Et de ton dernier cri

P'tite conne aller, repose toi tout près de Morison
Et pas trop loin de moi

  Renaud SECHAN
par elixir publié dans : paroles de chansons marquantes communauté : Les écorchés vifs
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Mardi 11 mars 2008
Y'en avait plein les jardins
Y'en avait plein les cours d'immeubles
Des  p'tits bambins
Des p'tis parisiens
Et même des p'tits gavroches
Les deux mains au fond des poches
Qui te matent en coin
Avec des têtes de p'tits malins
Alors j'ai dit
Allez viens mignonne
on en fait un
on l'tiendra par la main
Tous les trois
on rigolera bien
Mais c'est là que t'as dit
Qu'la vie c'est pas du gâteau
Et qu'on fera pas de vieux os
On fera pas d'marmots
Pour leur gueuler tout haut
Qu'la vie c'est pas du gâteau
Même si je gagne pas ma vie
Et même si j'ai le SIDA
moi ça m'coupe pas l'envie
moi j'me dis pourquoi pas
J'voudrais mordre à pleine dents
Dans les joues roses d'un enfant
J'lui dirai salut mon p'tit gars
lui m'dirait salut papa
J'l'emmenerais faire des conneries
Tous les trucs qui sont pas permis
Comment guédra les meufs
Comment c'est qu'on fait la teuf
moi tu vois avant d'crever
J'voudrais laisser couler
D'la morve d'un petit nez
Un p'tit sourire
un p'tit bout d'éternité
Tu m'dis que tout ça c'est des fantasmes
Et j'ai du mal à t'contredire
Mais j'voudrais quand même
Laisser une trace
Avant d'partir
Avant d'mourir
Et même si la vie
C'est pas du gâteau
Et qu'on fera pas de vieux os
On fera pas d'marmots
Pour leur gueuler tout haut
Qu'la vie c'est pas du gâteau

                                                                                                              MANO SOLO
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Lundi 18 février 2008

Finitions échancrées

d’une extase ludique

Qui suit son cours modelé

D’une évasion interdite.

Ô plaisirs fins et odieux, je vous savoure du haut des cieux!

Sillonnage épisodique

D’instants pontifiés

Qui deviennent charismatiques

Par des avalanches parsemées.


Ô transe domestique, je vous suggère l’emblématique !


Etoffe de pureté

Sur un ton hystérique,

Je m’offre à vous Majesté

Dans cette farandole rhétorique.


Ô secousses fragiles, maintenez vos bienfaits vils !


Carambolage systématique

Chez les ulcéreux damnés

Qui se pâment en musique

Dans l’harmonieuse clarté.

 

Ô frissons envahissants, vous m’avez manqué mes amants !

 

Longues prières dédiées

A Toi, compagnon mythique,

Réchauffant les cœurs gelés

Par une santé despotique.


Ô libertés fructueuses, restez frivoles et audacieuses !


                                                                                     ELIXIR


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Mercredi 6 février 2008
N'aie pas peur
Enlève ta robe
Enlève tes chaussures
Et tout le reste 

Love is madness
Love is a big joke
Is it me or just a teen-age fantasy 

J'suis en manque
Depuis quelque temps
Je prends un bain
Ça fait du bien 

Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit

Je frappe ma tête contre le ciel avec mes fantaisies
Je n'sais plus du tout où j'en suis 

Je te fais un bon lit en blanc
Et on boit à la santé de ton amant 

Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit 

Plein d'amour
Plein de passions
Je veux
Je veux ma ration 

Je ne peux pas te dire le mensonge parfait
Mais pour la vérité je te paye après

Avec tes yeux froids comme la mort
Tu me dis que je suis heureux
Heureux mais con 

Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit
Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit
Je pense
J'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit.


Arno HINTJENS
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Samedi 2 février 2008
Pas d'échappatoire, me voici, comme vous, en 2008! Rien ne sert de se terrer, il faut accepter. Alors, afin d’être en accord avec ce moi qui ne demande qu’à être ranimé, il a fallut déverser ses maux et mots. Et vous comprendrez qu’ il était inconcevable que ça sonne faux, le but étant de trouver la bonne résonance pour capter et happer toute l’attention de ma moitié. Chose faite. Résultat, plus de promesses, non, ceux là, je ne les supporte plus ! Promesses, je vous le dit, je vous hais ! Juste un constat amer de notre échec, de ta « légumitude » qui nous ronge, Amour, et des desseins, à savoir :pas de lien de rompu mais un traitement de choc, pour toi, malade dont les soins s’imposent ou bien un irrémédiable adieu, certes traumatisant mais vital. ULTIM AT HOME !  
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Mercredi 26 décembre 2007
Oh marlene
les coeurs saignent
et s'accrochent en haut
de tes bas
oh marlene
dans tes veines
coule l'amour
des soldats
et quand ils meurent ou s'endorment
c'est la chaleur de ta voix
qui les apaise, et les traine
jusqu'en dehors des combats
oh marlene, c'est la haine
qui nous a amener la
mais marlene, dans tes veines
coulait l'amour des soldats
eux quand ils meurent
ou s'endorment
c'est dans le creux de tes bras
qu'ils s'abandonnent
et qu'ils brulent
comme un clope
entre tes doigts

Hier und immer,
Da kennt man sie,
Kreuz unter Kreuzen
Marlene immer liebt 

                                                                 NOIR DESIR


 un admirable hommage à Marlène Dietrich, qui malgré le contexte de l'époque, a pris position contre le régime Hitlérien.
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Mardi 18 décembre 2007
Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l'amour infini me montera dans l'âme ;
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme.


                                                                                            Arthur RIMBAUD
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Mardi 18 décembre 2007

Dis-moi ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe,
Loin du noir océan de l'immonde cité
Vers un autre océan où la splendeur éclate,
Bleu, clair, profond, ainsi que la virginité?
Dis-moi, ton coeur parfois s'envole-t-il, Agathe?

La mer la vaste mer, console nos labeurs!
Quel démon a doté la mer, rauque chanteuse
Qu'accompagne l'immense orgue des vents grondeurs,
De cette fonction sublime de berceuse?
La mer, la vaste mer, console nos labeurs!

Emporte-moi wagon! enlève-moi, frégate!
Loin! loin! ici la boue est faite de nos pleurs!
- Est-il vrai que parfois le triste coeur d'Agathe
Dise: Loin des remords, des crimes, des douleurs,
Emporte-moi, wagon, enlève-moi, frégate?

Comme vous êtes loin, paradis parfumé,
Où sous un clair azur tout n'est qu'amour et joie,
Où tout ce que l'on aime est digne d'être aimé,
Où dans la volupté pure le coeur se noie!
Comme vous êtes loin, paradis parfumé!

Mais le vert paradis des amours enfantines,
Les courses, les chansons, les baisers, les bouquets,
Les violons vibrant derrière les collines,
Avec les brocs de vin, le soir, dans les bosquets,
- Mais le vert paradis des amours enfantines,

L'innocent paradis, plein de plaisirs furtifs,
Est-il déjà plus loin que l'Inde et que la Chine?
Peut-on le rappeler avec des cris plaintifs,
Et l'animer encor d'une voix argentine,
L'innocent paradis plein de plaisirs furtifs?

Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire
par elixir publié dans : Coups de coeur des grands poëtes communauté : Poésie 21
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