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paroles de chansons marquantes

Mercredi 26 mars 2008
Tu m'excuseras mignonne
D'avoir pas pu marcher
Derrière les couronnes
De tes amis branchés
Parc' que ton dealer
Etait peut-être là
Parmi ces gens en pleurs
Qui parlaient que de toi
En regardant leur montre,
En se plaignant du froid
En assumant la honte
De t'avoir poussée là

P'tite conne tu leur en veux même pas,
Tu sais que ces charognes sont bien plus morts que toi

Tu fréquentais un monde,
D'imbéciles mondains
Où cette poudre immonde
Se consomme au matin
Où le fric autorise
A se croire à l'abris
Et de la cours d'assise
Et de notre mépris
Que ton triste univers
Nous inspirait malin
En sirotant nos bières
Ou en fumant nos joins

P'tite conne tu rêvais de Byzance
Et c'était la Pologne jusque dans tes silences

On se connaissait pas
Aussi tu me pardonnes
J'ai pas chialé quand t'as
Cassé ta pipe d'opium J'ai pensé à l'enfer
D'un téléphone qui crie
Pour réveiller ta mère
Au milieu de la nuit
J'aurai voulu lui dire
Que c'était pas ta faute
Qu'à pas vouloir vieillir
On meurt avant les autres

P'tite conne tu voulais pas mûrir,
Tu tombes avant l'automne juste avant de fleurir

Et t'aurais-je connu
Que ça n'eût rien changé
Petit enfant perdu
M'aurais-tu accepté
Moi j'aime le soleil
Tout autant que la pluie
Et quand je me réveille
Et que je suis en vie
C'est tout ce qui m'importe
Bien plus que le bonheur
Cette affaire de médiocre
Et qui use le cœur

P'tite conne c'est oublier que toi t'étais là pour personne
Et qu' personne était là

Tu m'excuseras mignonne
D'avoir pas pu pleurer
En suivant les couronnes
De tes amis branchés
Parc' que ton dealer
Etait peut-être là
A respirer ces fleurs
Que tu n'aimerais pas
A recompter ces roses
Qu'il a payé au prix
De ta dernière dose
Et de ton dernier cri

P'tite conne aller, repose toi tout près de Morison
Et pas trop loin de moi

  Renaud SECHAN
Par elixir
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Mardi 11 mars 2008
Y'en avait plein les jardins
Y'en avait plein les cours d'immeubles
Des  p'tits bambins
Des p'tis parisiens
Et même des p'tits gavroches
Les deux mains au fond des poches
Qui te matent en coin
Avec des têtes de p'tits malins
Alors j'ai dit
Allez viens mignonne
on en fait un
on l'tiendra par la main
Tous les trois
on rigolera bien
Mais c'est là que t'as dit
Qu'la vie c'est pas du gâteau
Et qu'on fera pas de vieux os
On fera pas d'marmots
Pour leur gueuler tout haut
Qu'la vie c'est pas du gâteau
Même si je gagne pas ma vie
Et même si j'ai le SIDA
moi ça m'coupe pas l'envie
moi j'me dis pourquoi pas
J'voudrais mordre à pleine dents
Dans les joues roses d'un enfant
J'lui dirai salut mon p'tit gars
lui m'dirait salut papa
J'l'emmenerais faire des conneries
Tous les trucs qui sont pas permis
Comment guédra les meufs
Comment c'est qu'on fait la teuf
moi tu vois avant d'crever
J'voudrais laisser couler
D'la morve d'un petit nez
Un p'tit sourire
un p'tit bout d'éternité
Tu m'dis que tout ça c'est des fantasmes
Et j'ai du mal à t'contredire
Mais j'voudrais quand même
Laisser une trace
Avant d'partir
Avant d'mourir
Et même si la vie
C'est pas du gâteau
Et qu'on fera pas de vieux os
On fera pas d'marmots
Pour leur gueuler tout haut
Qu'la vie c'est pas du gâteau

                                                                                                              MANO SOLO
Par elixir
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Mercredi 6 février 2008
N'aie pas peur
Enlève ta robe
Enlève tes chaussures
Et tout le reste 

Love is madness
Love is a big joke
Is it me or just a teen-age fantasy 

J'suis en manque
Depuis quelque temps
Je prends un bain
Ça fait du bien 

Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit

Je frappe ma tête contre le ciel avec mes fantaisies
Je n'sais plus du tout où j'en suis 

Je te fais un bon lit en blanc
Et on boit à la santé de ton amant 

Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit 

Plein d'amour
Plein de passions
Je veux
Je veux ma ration 

Je ne peux pas te dire le mensonge parfait
Mais pour la vérité je te paye après

Avec tes yeux froids comme la mort
Tu me dis que je suis heureux
Heureux mais con 

Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit
Je pense et j'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit
Je pense
J'oublie
Quand j'suis seul dans mon lit.


Arno HINTJENS
Par elixir
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Mercredi 26 décembre 2007
Oh marlene
les coeurs saignent
et s'accrochent en haut
de tes bas
oh marlene
dans tes veines
coule l'amour
des soldats
et quand ils meurent ou s'endorment
c'est la chaleur de ta voix
qui les apaise, et les traine
jusqu'en dehors des combats
oh marlene, c'est la haine
qui nous a amener la
mais marlene, dans tes veines
coulait l'amour des soldats
eux quand ils meurent
ou s'endorment
c'est dans le creux de tes bras
qu'ils s'abandonnent
et qu'ils brulent
comme un clope
entre tes doigts

Hier und immer,
Da kennt man sie,
Kreuz unter Kreuzen
Marlene immer liebt 

                                                                 NOIR DESIR


 un admirable hommage à Marlène Dietrich, qui malgré le contexte de l'époque, a pris position contre le régime Hitlérien.
Par elixir
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Vendredi 23 novembre 2007
D'avoir voulu vivre avec moi
T'as gâché deux ans de ta vie
Deux ans suspendus à ta croix
A veiller sur mes insomnies
Pourtant toi tu as tout donné
Et tout le meilleur de toi-même
A moi qui ai tout su garder
Toujours replié sur moi-même


Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent


Toi tu essayais de comprendre
Ce que mes chansons voulaient dire
Agenouillée dans l'existence
Tu m'encourageais à écrire
Mais moi je restais hermétique
Indifférent à tes envies
A mettre sa vie en musique
On en oublie parfois de vivre

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent

Tout est de ma faute en ce jour
Et je reconnais mes erreurs
Indifférent à tant d'amour
J'accuse mes imbuvables humeurs
Mais toi ne te retourne pas
Va droit sur ton nouveau chemin
Je n'ai jamais aimé que moi
Et je reste sans lendemain

Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent
Mon pauvre amour, sois plus heureuse maintenant
Mon pauvre amour, je t'en remets au vent


                                                                                                   Hubert-Félix THIEFAINE
Par elixir
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Vendredi 23 novembre 2007
Je me sens si seul ce soir
Tu es là pourtant dans mon lit, dans ma nuit
Je f'rais mieux d'me coucher contre ton corps
Au lieu d'rester là à fumer encore et encore
Mais tu sais, pour moi
Y a des choses simples qui n'le sont pas...
Et c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que moi j'dors pas
Comme un lamentin qui s'lamente
Dans les eaux troubles du manque
J'ai la mort aux trousses qui me fout les foies
Qui me hante, qui me tente
Qui me vante son antre
Et combattant immobile
J'écoute bouillir mon sang, ma bile
Et battre à mes tempes
Le décompte du temps
Et c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que j'veux pas crever...
Et la nuit s'éternise
Et moi j'penche comme la tour de Pise
Fatigué sur un dernier dessin
Encore un qui raconte que j'me sens pas bien
Alors j'ai sommeil, mais j'veux pas dormir
Alors je veille, je sais qu'un jour tu vas partir...
Parceque c'est toujours quand tu dors
Que j'ai envie de te parler
C'est toujours quand tu dors
Que moi j'dors pas
Et le bleu du p'tit matin me délivre enfin
Et je fume mon dernier joint
Et c'est déjà demain..
.

                                                                                                                                                         MANO SOLO
Par elixir
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Vendredi 16 novembre 2007
Au fond du H.L.M.
De la cité Staline
Se cache une fillette
Qui s'ennuie à mourir
Tous ses copains se droguent
Alors elle fait pareil
Et sans savoir pourquoi
Elle ne se contrôle pas

Mais elle a toujours froid
Il n'y a pas de soleil
"J'me sens bien avec ça"
Une éclipse est en elle
Et pour se réchauffer
Elle danse avec la mort
Ca la fait délirer
Toujours un peu plus fort

Au fond du H.L.M.
De cette cité poubelle
Se cache une fillette
Qui s'ennuie à mourir
C'est hier qu'elle est morte
Avec ses 15 ans
Ses copains qui se droguent
L'appelaient Soleil Noir

Et on entend au loin
Qu'ils appellent Soleil Noir
Ils jouent avec la mort
Toujours un peu plus fort
Du haut d'une falaise

Le vent qui les caresse
Depuis ils ont sauté
Rejoindre Soleil Noir...


                                                                                      Bérurier Noir
Par elixir
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Vendredi 9 novembre 2007
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Alligators 427
Aux ailes de cachemire safran,
Je grille ma dernière cigarette.
Je vous attends.
Sur cette autoroute hystérique
Qui nous conduit chez les mutants,
J'ai troqué mon cœur contre une trique.
Je vous attends.
Je sais que vous avez la beauté destructive
Et le sourire vainqueur jusqu'au dernier soupir.
Je sais que vos mâchoires distillent l'agonie.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
À la queue de zinc et de sang,
Je m'tape une petite reniflette.
Je vous attends.
Dans cet étrange carnaval
On a vendu l'homo sapiens
Pour racheter du Neandertal.
Je vous attends.
Et les manufactures ont beau se recycler,
Y aura jamais assez de morphine pour tout le monde,
Surtout qu'à ce qu'on dit, vous aimez faire durer.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"


Alligators 427
Aux longs regards phosphorescents,
Je mouche mon nez, remonte mes chaussettes.
Je vous attends.
Et je bloque mes lendemains.
Je sais que les mouches s'apprêtent,
Autour des tables du festin.
Je vous attends.
Et j'attends que se dressent vos prochains charniers.
J'ai raté l'autre guerre pour la photographie.
J'espère que vos macchabées seront bien faisandés.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
Aux crocs venimeux et gluants,
Je donne un coup de brosse à mon squelette.
Je vous attends.
L'idiot du village fait la queue
Et tend sa carte d'adhérent
Pour prendre place dans le grand feu.
Je vous attends.
J'entends siffler le vent au-dessus des calvaires
Et je vois les vampires sortir de leurs cercueils
Pour venir saluer les anges nucléaires.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
Aux griffes d'or et de diamant,
Je sais que la ciguë est prête.
Je vous attends.
Je sais que dans votre alchimie,
L'atome ça vaut des travellers chèques
Et ça suffit comme alibi.
Je vous attends.
A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer.
Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose.
Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"

Alligators 427
Au cerveau de jaspe et d'argent,
Il est temps de sonner la fête.
Je vous attends.
Vous avez le goût du grand art
Et sur mon compteur électrique,
J'ai le portrait du prince-ringard.
Je vous attends.
Je sais que, désormais, vivre est un calembour.
La mort est devenue un état permanent.
Le monde est aux fantômes, aux hyènes et aux vautours.
Moi je vous dis : "bravo" et "vive la mort !"


                                                                            Hubert-Félix Thiéfaine
Par elixir
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Vendredi 9 novembre 2007
Zénobe attend
Il a quinze ans
Il se pique et il se came
Pique et pique et collegram
Il sent qu'il dose
Sa dose



I' s'dit souvent
Qu'c'est qu'un passe-temps
Au milieu de cette vie
Où tout n'est que pacotille
Rien qu'du cinoche
C'est moche


Il prend sa neige
Prend sa blanche neige
Et tant pis si le temps s'enfuit


Zénobe attend
Il a vingt ans
Et pour s'envoyer en l'air
Cette aiguille, ce bout de fer
Qui l'ankylose
Il ose

I' s'dit parfois
Qu'ça lui pass'ra
Mais c'est une sacrée belle fête
Tous ces arbres à came en tête
Qui font qu'la vie
Dévie

Il prend sa neige
Prend sa blanche neige
Et tant pis si le temps s'enfuit

Zénobe attend
Il a trente ans
Souvent dans sa veine bleue
Il enfonce tout ce qu'il peut
Il continue
Sa mue

I' s'dit qu'la vie
Elle est pourrie
Quand il regarde devant
Il voit des sables émouvants
Et d'la poussière
Derrière


Alors il prend sa neige
Sa dernière neige
Et tant pis si la vie s'enfuit
Et tant pis si la vie s'enfuit



                                                                                      Renaud SECHAN

Par elixir
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